Archives mensuelles : mars 2015

V. Berberian : « Nous contestons que la commune soit dissoute à terme dans l’intercommunalité »

Le président de l’AMRF a accordé une interview à l’APASEC, agence de presse qui regroupe les journaux agricoles départementaux de Rhône-Alpes, de Saône-et-Loire et du Jura.

Interrogé sur la réforme territoriale, Vanik Berberian considère que « chacun voit bien que la volonté politique est d’installer dans le paysage territorial des collectivités locales qui dépassent et se substituent aux communes« . Il souligne ne pas être hostile à l’intercommunalité : « Ce que nous contestons c’est qu’à terme la commune soit dissoute dans l’intercommunalité. »

« Avant de réformer notre organisation territoriale, conclut le président de l’AMRF, il fallait se poser la question de quel aménagement du territoire nous voulions ».

Communiqué : « La loi NOTRe est surtout la leur »

L’AMRF a publié un communiqué le 13 mars pour s’élever contre l’adoption en première lecture à l’Assemblée nationale de la loi NOTRe. Les maires ruraux ne toléreront pas  l’affaiblissement de la commune, qu’ils considèrent comme une ligne rouge.

En réaction à l’adoption en première lecture de la Loi NOTRe, les Maires Ruraux de France constatent que ce projet m’apporte ni clarification, ni simplification, mais qu’il porte le sacrifice des communes espéré par le gouvernement.
 » Progressivement dévitalisées, (les communes) auront bientôt leur place sur les présentoirs du musée de la République. (…) Le renforcement de l’intercommunalité est indissociable de l’affaiblissement de la commune, ligne rouge que ne tolèreront jamais les maires ruraux, indique le communiqué.

Deux grands constats s’imposent:

  1. La simplification souhaitée n’est pas au rendez-vous et la redistribution prévue de certaines compétences sera très complexe à mettre en place ;
  2. La volonté de poursuivre le déshabillage de la commune en renforçant les contraintes sur les élus tout en les déresponsabilisant.
L’esprit de la loi NOTRe traduit une vision dogmatique qui considère que la proximité est obsolète et que la concentration des pouvoirs et des moyens est le seul mode de gestion territoriale qui vaille. Penser cela c’est refuser de voir que la démocratie repose sur d’autres ressorts. Sans oublier que parler de l’architecture territoriale, pour importante qu’elle soit, ne résoudra rien quand l’essentiel des inquiétudes est la raréfaction des moyens financiers.